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Les primaires à droite après le discours de Nicolas Sarkozy à Saint-André-lez-Lille // L'attentat d'Orlando

19 Juin 2016, 10:32am

Publié par Antonella

 Les primaires à droite après le discours de Nicolas Sarkozy à Saint-André-lez-Lille // L'attentat d'Orlando

Les primaires à droite après le discours de Nicolas Sarkozy à Saint-André-lez-Lille // L'attentat d'Orlando

Le chef du parti Les Républicains estime que l'élection présidentielle va se jouer sur le thème de l'"autorité" et non de l'économie. // 49 personnes ont été assassinées par un homme s'étant réclamé de Daesh dans une boîte de nuit gay à Orlando le week-end dernier.

LES PRIMAIRES A DROITE APRES LE DISCOURS DE NICOLAS SARKOZY A SAINT-ANDRE-LEZ-LILLE

François Fillon et Hervé Mariton ont saisi mercredi dernier la Haute autorité de la primaire sur le cas de Nicolas Sarkozy, accusé par ses rivaux de porter la double casquette de président des Républicains et de candidat à la primaire de la droite alors même qu’il ne s’est pas encore déclaré. Si Nicolas Sarkozy ne s’est pas encore prononcé officiellement, son site appelle aux parrainages depuis mercredi soir. Sans pointer explicitement l’ancien chef de l’Etat, l’instance a recommandé jeudi aux candidats « de distinguer aussi clairement que possible l’action qu’ils mènent dans le cadre du parti de celle qu’ils mènent dans le cadre de cette candidature ».

Le 8 juin dernier, le président des Républicains a prononcé un discours à Saint-André-lez-Lille dans lequel il a défendu sa conception de la nation et s’est opposé au communautarisme et à la « tyrannie des minorités ». Il a par ailleurs mis l’accent sur la thématique de l’autorité au sens large, qui comprend selon lui la sécurité, l’immigration et l’identité nationale. Il a aussi parlé d’économie, tout en jugeant que l’enjeu de 2017 portera « plus sur le premier thème que sur le second ». L’ancien chef de l’Etat a parlé de la France comme d’un « pays chrétien dans sa culture et dans ses mœurs, un pays ouvert, accueillant, tolérant », « un pays que doivent respecter ceux qui veulent y vivre ».

Les thèmes évoqués par les candidats se déplacent vers le discours identitaire et, les études d’opinion remarquent un raidissement de l’électorat de droite sur ce sujet. Le 26 avril dernier, un sondage réalisé par IPSOS montrait que 73% des sympathisants Les Républicains estimaient que l' «on ne se sent plus chez soi comme avant». Selon l’un de ses proches, Nicolas Sarkozy estimerait que la France n’a jamais été autant à droite et « a un besoin d’expression de valeurs de droite forte ».

François Fillon, qui avait fait des réformes économiques la priorité de sa campagne, a clôturé son meeting du 7 juin dernier par une ode à la France « fière de son identité ». Le slogan de campagne d’Alain Juppé est l’ « identité heureuse », basé sur le « respect de notre diversité, et l’affirmation de notre unité », tandis que Bruno Lemaire préfère parler de son combat pour la « culture » française. Nathalie Kosciusko-Morizet s’est inquiétée d’une « définition d'une identité française figée ». Jean-François Copé a proposé de rendre obligatoire le lever du drapeau et la Marseillaise dans les écoles tandis que Nadine Morano a défendu l’idée d’une constitutionnalisation de la notion de racine chrétienne.

La campagne pour les primaires de la droite et du centre sera officiellement lancée le 21 septembre, jour où la liste définitive des candidats sera révélée alors qu’ils sont déjà treize à s’être déclarés, après qu’Henri Guaino s’est engagé en début de semaine.

L’ATTENTAT D’ORLANDO

Sept jours après, « l’enquête pour terrorisme » ouverte par le FBI cherche les raisons qui ont conduit Omar Mateen, Américain d’origine afghane de 29 ans, à se rendre dans un club gay d’Orlando, en Floride, et à y tuer 49 personnes, et en blesser 53 autres avant d’être abattu. Si l’attentat a été immédiatement revendiqué par Daech, les enquêteurs ne trouvent que peu de liens entre l’organisation État islamique et Omar Mateen. Cette incertitude pose la question des nouvelles formes de terrorisme, certains individus passant à l’acte au nom de Daech mais sans véritable préparation, a priori comme l’assassin d’un commandant de police et de sa femme mardi dans les Yvelines.

À Orlando, l’attentat vise une autre cible de Daech, la communauté LGBT (lesbienne, gay, bi, trans), persécutée dans les territoires occupés par l’organisation, et qui fait ici les frais de la fusillade de masse la plus meurtrière des Etats-Unis. Le même jour, on apprenait qu’un homme en possession de trois fusils d’assaut avait été arrêté alors qu’il se rendait à la Marche des fiertés de Los Angeles. Celle qui se déroulera à San Francisco, dimanche prochain – l’une des plus fréquentée au monde – bénéficiera d’un service de sécurité renforcé. Les hommages et les rassemblements ont eu lieu dans de très nombreux pays qui ont insisté sur le caractère homophobe de l’attentat, à l’image du président Barack Obama qui s’est rendu jeudi à Orlando auprès des familles endeuillées.

Donald Trump a rejeté la responsabilité de ces morts sur un prétendu laxisme des Démocrates au pouvoir et exigé la démission du président qui n’a pas prononcé les mots d’ « islam radical ». Hilary Clinton s’y est également refusée, préférant rappeler son programme dans lequel figure l’interdiction du port d’armes. Libération rapporte que « Selon les études menées par The Pew Research Center, entre 1993 et 2000, le nombre d’homicides a presque diminué de moitié. En 2010, 11.078 meurtres avaient été commis par armes à feu, contre 18.253 en 1993. Depuis, ce chiffre, quoique très élevé, est resté stable, entre 11.000 et 12.000 par an sur la période 2010-2013. Un autre organisme, le Gun Violence Archive, note de son côté une augmentation ces deux dernières années, avec 12 575 homicides en 2014, et 13 338 en 2015. Le Monde relève que selon le Violence Policy Center « le taux de détention d'armes à feu par foyer est en baisse. Ce pourcentage est passé de 49,1 % en 1973 (année de la première GSS) à 32,3 % des ménages américains en 2010. »

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