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Primaire à droite : pourquoi Mélenchon mise sur Sarkozy (et pas Juppé)

8 Juin 2016, 07:52am

Publié par Antonella

Primaire à droite : pourquoi Mélenchon mise sur Sarkozy (et pas Juppé)

Primaire à droite : pourquoi Mélenchon mise sur Sarkozy (et pas Juppé)

PREDICTIONS – Tout juste lancé dans la course pour l'Elysée, Jean-Luc Mélenchon, fondateur du Parti de gauche, ne cesse de raconter que les sondages se trompent. Pour lui, c'est bien Nicolas Sarkozy qui remportera la primaire de la droite. Pourquoi ce pronostic ?

Les sondages se suivent et se ressemblent presque. Depuis son retour en politique et la prise de contrôle de l'ex-UMP, fin 2014, Nicolas Sarkozy ne parvient pas à retrouver ses scores de popularité d'avant 2007. Dans notre dernier baromètre, début mai, le patron des Républicains plafonnait en 11e position des personnalités de l'opposition, loin derrière le trio des favoris, Alain Juppé, François Bayrou et Bruno Le Maire.

Quant aux sondages sur la primaire de novembre 2016, ouverte aux sympathisants de la droite et du centre, ils donnent à Alain Juppé une avance de 8 à 15 points à Alain Juppé. L'ancien chef de l'Etat, qui devrait attendre la fin août pour se déclarer, n'a pas de quoi fanfaronner. Ses concurrents adorent enfoncer le clou. Nicolas Sarkozy serait "la meilleure chance pour François Hollande" en 2017, clame ainsi Hervé Mariton, également candidat à la primaire.

"Le plus déterminé"

Et pourtant, alors que certains veulent voir en Nicolas Sarkozy un homme du passé, certaines voix contestent le pronostic. Parmi elles, celle de Jean-Luc Mélenchon. Il l'a dit lors de son meeting inaugural, dimanche à Paris : "Le plus dangereux car le plus déterminé, c'est Nicolas Sarkozy". Il l'a redit le lendemain sur BFMTV : "Je prends les paris avec vous, parce que c'est le plus déterminé, c'est le seul qui sait vraiment ce qu'il veut et qui sait à peu près comment s'y prendre".

Une prévision au doigt mouillé ? Pas du tout, assure son porte-parole, pour qui cette analyse est partagée au Parti de gauche. Sollicité par metronews, Alexis Corbière précise l'analyse de son candidat. "Ceux qui vont se rendre à la primaire de la droite, c'est la fraction la plus déterminée. Le peuple militant de droite verra chez Sarkozy un chef de guerre, d'autant qu'il est le plus constant. De plus, c'est un homme d'appareil. Les primaires restent un processus organisé par les partis, avec toutes les combines que cela implique". Et le grand favori, Alain Juppé ? "Ça va faire pschitt. Juppé plaît à certaines fractions du patronat et des médias. Il plaît à un centre mou qui se tourne tantôt vers lui, tantôt vers Emmanuel Macron. Ce ne sont pas des gens qui voteront pour la primaire".

Revoilà "le Sarko de 2007"

Parmi les vieux briscards de la politique française, Jean-Luc Mélenchon n'est pas le seul prédire la victoire de Nicolas Sarkozy à la primaire. Fin mai, le sénateur LR Roger Karoutchi, compagnon de route historique de l'ex-Président, observait : "J'ai le sentiment que le pays est dans un tel état de crise, de délabrement, de remise en cause des valeurs d'autorité qu'il n'est pas possible d'avoir un président normal, consensuel et modérateur. Il faut un président volontariste, révolutionnaire et décideur". Et d'ajouter : "Je pense qu'une fois qu'il sera en campagne, on retrouvera le Sarko de 2007". Vieil observateur de la vie politique, le fondateur du FN, Jean-Marie Le Pen, ne disait pas autre chose en avril en annonçant la victoire de Nicolas Sarkozy: "L'animal politique est redoutable. Il est pire que le lapin ­Duracell. Lui, si on lui enlève les piles, il marche encore."

Enfin, les chances de Nicolas Sarkozy reposent peut-être sur la faiblesse des sondages eux-mêmes. Des analystes convoqués récemment par Libération expliquaient ainsi que la grande difficulté de ces sondages tient à ce que cette primaire de la droite n'a pas de précédent. En clair, on ne connaît pas vraiment l'identité du corps électoral qui se rendra aux urnes en novembre 2016. Ajoutons à cela que, si ces fameux sondages placent Nicolas Sarkozy loin derrière, l'écart avec Alain Juppé tend à se réduire légèrement depuis le début de l'année. Il n'en faut pas plus pour rendre Nicolas Sarkozy optimiste et lui permettre de claironner à qui veut l'entendre : "Je vais tous les écrabouiller".

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http://www.metronews.fr/info/primaire-a-droite-pourquoi-jean-luc-melenchon-mise-sur-nicolas-sarkozy-et-pas-sur-alain-juppe/mpfg!lYRKs3DiAUb/

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