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Nicolas Sarkozy : 4 raisons pour lesquelles il n'a pas quitté la présidence des Républicains plus tôt

22 Août 2016, 16:44pm

Publié par Antonella LA FRANCE POUR LA VIE NS 2017

Nicolas Sarkozy : 4 raisons pour lesquelles il n'a pas quitté la présidence des Républicains plus tôt

Nicolas Sarkozy : 4 raisons pour lesquelles il n'a pas quitté la présidence des Républicains plus tôt

ÉCLAIRAGE - Le président des Républicains a mis fin au suspens en annonçant sa candidature à la présidentielle. Dès le 29 août, il démissionnera de son poste à la tête du parti.

PAR MARIE-PIERRE HADDAD PUBLIÉ LE 22/08/2016 À 17:07

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Il aura gardé le silence jusqu'au bout. Après de longs mois de rumeurs et de tractations, Nicolas Sarkozy a officialisé sa candidature à la primaire Les Républicains qui se tiendra les 20 et 27 novembre prochains, ce lundi 22 août. "J'ai décidé d'être candidat à l'élection présidentielle de 2017. La France exige qu'on lui donne donne tout. J'ai senti que j'avais la force pour mener ce combat à un moment si tourmenté de notre histoire", a écrit l'ancien président de la République dans son nouveau livre, Tout pour la France.

Nicolas Sarkozy affrontera ainsi Alain Juppé, François Fillon, Bruno Le Maire et dix autres candidats. Le président des Républicains a maintenu le suspense jusqu'au bout : la date des dépôts des parrainages étant fixée au 9 septembre, il avait jusqu'au 25 août pour annoncer sa participation à la primaire. Un an et huit mois après son retour en politique, l'ancien président de la République aura préparé minutieusement sa candidature. Entre temps, il aura pris le temps de refonder son parti, marqué par la guerre des chefs entre Jean-François Copé et François Fillon et le scandale de l'affaire Bygmalion.

1. Un retour aux sources post-UMP

Pour se présenter à la primaire Les Républicains, Nicolas Sarkozy a décidé de repartir de la base en reforgeant son socle de militants. Il se lance alors dans une nouvelle élection : la présidence de l'UMP. En mai 2015, il est élu avec le projet de refonder son parti politique. Nouveau nom, nouveau logo, nouveau chef... La patte Sarkozy est de retour. L'instant fondateur des Républicains sera marqué par le congrès qui entérine la création du nouveau parti. Celui qui vante l'apaisement au sein de sa famille politique va se concentrer sur l'union en s'affichant aux côtés d'Alain Juppé, François Fillon et Bruno Le Maire sur scène, devant des militants conquis par le retour de l'ancien chef d'État.

Crédit : CHARLY TRIBALLEAU / AFP

Depuis, Nicolas Sarkozy oscillera entre son rôle de chef de l'opposition et son statut d'ancien président de la République. Ses critiques acerbes du gouvernement et ses attaques directement adressées à François Hollande amorcent une envie présidentielle pour 2017. À l'antenne de RTL en novembre 2015, le président des Républicains avertissait le chef de l'Etat : "Puis-je rappeler, aimablement et républicainement parlant, monsieur le Président, c'est vous le président. Ce n'est plus moi, pour l'instant".

2. Un accès direct aux militants

Le retour de Nicolas Sarkozy à la tête des Républicains était un enjeu stratégique, mai soumis à un timing délicat. Selon Bruno Cautrès, chercheur au CNRS et au Cevipof joint par RTL.fr, ce poste de président de parti est à la fois un point fort mais aussi un point faible. "Il tient le parti. Mais s'il est candidat, il devra se mettre en retrait des Républicains. Il ne peut le faire que s'il a mis en place auparavant un maillage assez fort pour préparer la primaire", expliquait-il. Le président du parti aurait même confié à des proches que "le parti, ça reste un avantage", comme le rapportaitLe Canard Enchaîné.

Officiellement, Nicolas Sarkozy ne court pas après la primaire. En mars dernier, il affirmait dans un entretien au Parisien : "Je ne pense pas manquer au débat des primaires. il y a chaque jour de nouveaux candidats (...) Pourquoi cette agitation ? Les primaires commencent le 9 septembre et se terminent le 27 novembre". Le président des Républicains a donc laissé ses fidèles soutiens amorcer la campagne présidentielle pour lui. Le Parisien dévoilait, en avril 2016, que "'l'équipe de Nicolas Sarkozy", sous le nom de l'association de "soutien dirigée par le fidèle Brice Hortefeux" appelle "une poignée de cadres Les Républicains à faire savoir à Nicolas Sarkozy leur soutien sur le chemin de la primaire". Le mail envoyé finit avec : "Il faut nous tenir prêts à agir dès aujourd'hui pour faire gagner Nicolas Sarkozy demain".

3. Un livre confession

Son retour à la tête d'un parti refondé a été matérialisé par la sortie de son livre La France pour la vie. Nicolas Sarkozy y fait table rase du passé en n'hésitant pas faire un mea culpa sur les différentes polémiques qui ont rythmé son mandat. Il y expose aussi sa ligne et sa vision pour le parti : mariage pour tous, 35 heures, identité, immigration... Selon l'éditorialiste Alain Duhamel, "le style est direct et personnel. Sur le fond, il y a tout de même de l'autocritique (...) Nicolas Sarkozy fait également amende honorable sur la politique fiscale qu'il mené en disant qu'elle était une erreur (...) C'est une réelle contre-offensive que représente ce livre".

Et pourtant Nicolas Sarkozy l'écrit : ce livre n'est pas un acte de candidature. Et pour cause, au moment de la sortie de son ouvrage, le président des Républicains ne bénéficie pas d'une cote de popularité très élevé. "Je veux rétablir la confiance, martèle-t-il en précisant qu'il sait se battre". Cela ne l'a pas empêché de mettre en place la technique du "coucou". Afin de faire la promotion de son livre, Nicolas Sarkozy a choisi les librairies dans lesquelles il ferait la promotion de son ouvrage, en fonction des mouvements de ses adversaires. "Quand il a appris que François Fillon allait tenir un meeting à Boulogne-Billancourt, près de Paris, il s’est empressé de programmer une séance de dédicace dans la ville", indiquait Olivier Bost, journaliste politique à RTL.

Pour annoncer sa candidature, il choisira de le faire via la publication d'un nouveau livre, Tout pour la France. "Ce livre est le point de départ. Face à tant de défiance à l'égard de la parole publique, je veux convaincre les Français que le débat de la campagne doit s'intégrer à part entière au mandat présidentiel", explique-t-il.

4. Une campagne, en attendant d'être déclaré officiellement

Face à Alain Juppé et François Fillon, très tôt engagés dans la campagne pour la primaire à droite, Nicolas Sarkozy a préféré prendre l'opposé en semant le trouble. Grâce à sa place de président des Républicains, il a pu mettre en place sa ligne politique, au détriment de ses adversaires qui y voient une attaque stratégique. Alain Juppé dénonçait un "problème moral et éthique". Le maire de Bordeaux jugeait la candidature du président des Républicains comme étant "un secret de Polichinelle". "Ne reprenons pas certaines pratiques du passé, où on confondait un peu les choses entre les campagnes électorales et le financement du parti", avait-il glissé à France Info.

Selon Pierre Bréchon, chercheur au Pacte (Politiques publiques, actions publiques, territoires), unité mixte de recherche du CNRS, de Science Po Grenoble et l'université Grenoble Alpes contacté par RTL.fr, les présidents sortants manie l'art de faire campagne sans être déclaré officiellement. "Tous les candidats dans cette situation attendent le dernier moment pour se déclarer. En 1965, Charles de Gaulle a officialisé sa candidature un mois avant l'élection présidentielle et sans faire campagne. Maintenant, les candidats savent qu'ils n'ont plus d'autre choix que de faire campagne pour conserver une chance d'être élu. Tous les présidents-candidats qui ont souhaité briguer un mandat supplémentaire ont fait durer le plaisir : François Mitterrand, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy... François Hollande joue la même partition", explique-t-il.

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