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Présidentielle 2017? Primaires des droites et primaires de la gauche.

6 Août 2016, 03:38am

Publié par Antonella

EXCELLENTE ANALYSE DE FERNAND CHAPUT

EXCELLENTE ANALYSE DE FERNAND CHAPUT

Présidentielle 2017? Primaires des droites et primaires de la gauche.

Présidentielle 2017? Primaires des droites et primaires de la gauche.

Qui autre que Nicolas Sarkozy, sachant que Juppé est bien trop âgé et que Bayrou entend des voix à la Grotte de Massabielle à Lourdes, afin que les digues ne cèdent entre les frontistes et la droite classique?

Donc qui pour véritablement faire barrage au Front national et à RBM sa filiale, afin que Marine Le PEN ne gagne point la présidentielle de 2017, ce qui en demeure malgré tout, un risque potentiellement admis par les analystes politiques….

Sachez, que les attentes des électeurs FN sont de plus en plus "programmatiques" et, corrélativement, moins "protestataires". L’électorat Front national (qui n’a pas plus lu les programmes que les électeurs des autres formations politiques) vote pour les candidats présentés par le parti de Marine Le Pen non plus seulement pour "casser de l’UMP'S" devenue LR, mais aussi par adhésion aux idées propres de Florian Philippot, défendues par le F N.

Nous précisons bien "aux idées" et non pas au contenu détaillé du programme ni à l'examen de sa faisabilité tant: Politique à l’échelle nationale, qu’européenne et internationale puisque la majeure partie de ces électorats en ignore tout tant des conséquences d'une sortie de l'Euro que de la fermeture des frontières ou d'un prétendu retour des maghrébins dans leurs pays d'origine, alors que concomitamment Marine Le PEN leur fait de très sérieux appels du pied, allant à en déléguer bon nombres de ses responsables, pour ratisser les quartiers et en récupérer comme le fit François Hollande le 6 mai 2012, ces électorats Musulmans très volatiles.

C’est d’autant plus remarquable que les mesures préconisées par le FN, qui étaient déjà hétérodoxes eu égard aux engagements de la France vis-à-vis de ses partenaires, il y a 20 ans, le sont encore plus aujourd’hui.
Pour autant, en dépit de cet anachronisme propositionnel, renforcé par une intégration politique, économique et financière de la France à l’échelle européenne et internationale qui n’a cessé de croître, l’électorat frontiste adhère aux propositions formulées par le FN.
L’électorat FN est un électorat composé de" gens d'un niveau dit moyen", sans que cela n'en fut péjoratif, venu des classes populaires, ou en dérive de la société, qui cet électorat veut encore croire en "des lendemains qui chantent comme naguère les communistes". En manque d’espérance, il veut combler ce vide avec la "foi du charbonnier".

Ce qui, au passage, le rend l'électorat Frontiste, imperméable à toute argumentation contradictoire identifiée, nécessairement et immédiatement, comme porteuse de l’ordre ancien, comme participant du complot anti-Marine et donc hostile "au peuple, au vrai peuple, au peuple de France dits aussi les vrais Patriotes!!!".

Les électeurs du Front national appartiennent, majoritairement, à plusieurs catégories socioprofessionnelles : Ouvriers autrefois au PCF et d'autres au PS, des employés, des salariés, des professions intermédiaires, des commerçants et petits artisans et des agriculteurs bien plus récemment.
On mesure au F N, une part significative d’inactifs, chômeurs, RSA et exclus du monde du travail. Autre élément à noter : En zone rurale, depuis 5 ans, le FN connait une progression sensible.

En revanche les métropoles, du fait d’un processus et d'une" Tendance à l’embourgeoisement" des quartiers populaires ne sont pas très accessibles aux sirènes du FN..Hors à l’exception notoire de certaines villes du sud-est de la France.

Pour toutes sortes de raisons historiques, culturelles, les dirigeants de l’UMP semblent plus éloignés du Front national que ne le sont les électeurs de l’UMP. Il n’y a, sinon une pression, au moins une influence de ces derniers qui va dans le sens d’un rapprochement des électeurs. Les résultats des élections législatives partielles, les municipale, les élections départementales et régionales, nous apportent des enseignements très intéressants sur les comportements politiques des électeurs de droite.

Le FN d'aujourd'hui est-il le PCF des années 1970 ? OUI c'est indéniable, refuser de le croire ne serait que suicidaire pour tous les partis de gouvernements, qu'ils fussent de droite ou de gauche.
On ne peut s’empêcher, quand on examine le FN aujourd’hui, de penser au PCF des années 1970. C’était un parti qui développait, sur le plan international, des positions anti-Union européennes et pro soviétiques (pro russes pour le FN), et sur le plan intérieur des positions anti-immigration, anti mondialisation avec le fameux slogan "Fabriquons français" alors même que cela ne veut absolument plus rien dire, puisque 75% des secteurs et produits concernés par ce slogan, ne se fabriquent plus en France depuis plus de trente années?
Mais surtout nous retrouvons dans les thématiques du FN, une violente hostilité envers la droite et les socialistes.

Revenons un petit peu vers l'Histoire.
Le PCF que tente de remplacer le Front National, était un parti très conservateur, anti-homosexuels, macho et anti-MLF, porté par un autoritarisme et un sens de la discipline dont son fonctionnement interne était l’exemple.

Le PCF était alors une puissance électorale. Son candidat Jacques Duclos était arrivé 3e à la présidentielle de 1969, avec plus de 20% des voix. Son alliance avec le PS à partir de 1972, dans l’Union de la Gauche, allait encore gonfler ses résultats aux élections municipales et législatives. Cela était dû au mode de scrutin qui favorise les alliances de second tour et qui, depuis 1935-36, avait instauré la discipline "républicaine" (déjà) de vote entre PC et PS. Ce que l’UMP et L R refusent absolument à l’égard du F N.

De 1949 à la rénovation du Parti socialiste par François Mitterrand, le Parti communiste français a subi (et profité) de la marginalisation politique. Comme le Front national, les communistes étaient exclus du champ républicain, de la respectabilité. Rappelons-nous les propos de Guy Mollet "les communistes ne sont pas à gauche, ils sont à l’Est". Un homme comme Pierre Mendès France avait d’ailleurs dit qu’il ne compterait pas les communistes s’il obtenait la majorité.
C'est au Congrès d’ Epinay, avec la prise de commandement du Parti socialiste par François Mitterrand, qu'ils ont cessé d'être un parti non démocratique, et ont pu dès lors intervenir dans des combinaisons politiques. Malgré l'éloignement à priori des deux formations -l'une représentant la gauche radicale, l'autre la gauche réformiste-, cette alliance a, de fait, servit un seul intérêt convergeant : Celui d'exercer le pouvoir. Or, il y a de fortes chances de croire que sans cette alliance, cela aurait été impossible en 1981 pour battre Giscard D'estaing.
Mais François Mitterrand a réussi à vaincre les réticences socialistes pour, peu à peu, les persuader que si la gauche voulait gagner les élections, elle n’y arriverait jamais sans l’appoint des communistes.
Il y a quelques années, nous avions écrit dans une indifférence glaciale, "Demain le Front National sera à l'UMP ce que le PCF fut au PS?" et nous pensions que si le F N arrivait un jour à dépasser 20%, il serait impossible de l’exclure. Suite aux guerres intestines de l'UMP, guerroyant entre elle et ses divers courants, l'opposition fut un champ totalement délaissé par les droites classiques, la nature ayant horreur du vide Marine Le PEN s'y engouffra et avec sa filiale RBM, c'est du 30%, de score qu'elle réalise avec le front national donc ils sont le FN et RBM devenus incontournables.

Quel intérêt pour le Front national de se rapprocher de la droite, à l'instar des communistes et des socialistes dans les années 1970 ?
Marine Le Pen est une très fine stratège. Elle procède structuralement de la même logique que son père avec un objectif diamétralement opposé. Le père n’a toujours eu qu’un seul objectif : Ne jamais gouverner. A titre personnel d’abord : il n’a jamais cherché à se faire élire quelque part en conquérant un mandat de "gestionnaire" (un exécutif quelconque, contrairement à ses premiers "compagnons de route" : Jean-Pierre Stirbois ou Bruno Mégret) ; en tant que patron du FN ensuite (refus de toute alliance).

La fille Quant-à elle, ne pense qu’à une chose : Prendre le pouvoir. A partir de cette proposition, comme son père, elle est à peu près capable de dire n’importe quoi, de privilégier telle ou telle option pour peu que cette position conjoncturelle, pragmatique, participe de son objectif final.

Jean-Marie Le Pen, homme de culture, passionné d’histoire, obséquieux avec les puissants, narcissique et provocateur, sortait une de ses légendaires saillies quand il sentait que sa cote montait excessivement dans l’opinion… Concrètement il actionnait une sorte de "soupape d’évacuation" et coalisait contre lui tous les "scandalisés" et les "scandalisables".

Marine Le Pen nous semble elle tout au contraire, fin prête à toutes les concessions pourvu que son étoile continue de briller et que son indice de popularité connaisse une croissance constante.
Pour l’heure la question d’un "programme commun" ne se pose pas parce que les alliés potentiels ne sont pas encore identifiés ni même pressentis.
Mais, compte tenu de ce que nous indiquions précédemment, le pragmatisme de Marine Le Pen peut tout à fait la conduire loin dans le renoncement à certains thèmes jusqu’alors considérés comme "intouchables" par le FN.

Souvenons-nous de l'adage du "Bon roi Henri IV" qui avait pu dire "Paris vaut bien une messe" quand il a fallu que ce Béarnais protestant abjure sa foi pour devenir catholique et les protéger par l’Édit de Nantes.
Marine Le Pen pourra tout aussi bien considérer que l’Élysée vaut bien quelques reniements idéologiques. C’est aussi une femme de son temps, une femme de sa génération : Elle n’est pas sans idéologie, c’est une idéologue de circonstances. En d’autres termes : Les circonstances commandent son idéologie pour preuves une campagne de dénigrements envers les islamistes et musulmans, mais en contrepartie une autre pour faire venir dans sa filiale RBM (Rassemblement Bleu Marine) tous les musulmans des banlieues défavorisées, des exemples de cette nature ils sont légion .
Les enseignements que peut tirer le FN de l'expérience des communistes!!!

Le FN, dûment instruit par l’expérience qui fut celle du PCF dans le Programme commun de l’Union de la Gauche, ne refera certainement pas les mêmes erreurs si, d’aventure, il devait s’allier avec les Républicains d'aujourd'hui extraits des anciens RPR et de l'UMP dont bon nombres de centristes.
Marine Le Pen sait qu’elle aura besoin de l’appoint d’une partie de la droite républicaine pour l’emporter dans tous les seconds tours électoraux auxquels elle-même ou son parti vont être confrontés dans les années à venir.

Pour l’instant elle ne traite pas avec les cadres de cette formation, elle se contente de draguer ses électeurs (et, de plus en plus, ses militants, voire certains cadres provinciaux, mais en nombre encore très limité). La prochaine étape, va consister à "débaucher" quelques figures destinées à fragiliser l’UMP devenue Les Républicains sur ses bases organisationnelles...

En position de force, elle pourrait alors, tenter de sortir de l’isolement qui est le sien. Mais elle ne fera qu’à deux conditions : être sûre de ne pas être "plumée" tout comme le fut la "volaille communiste" par un Mitterrand "sûr de lui et dominateur" entre 1972 et 1977 (y compris à cause de sa "quasi-victoire" face à VGE à la présidentielle de 1974 quand il fut, pour la seconde fois de sa carrière, le candidat unique des partis de gauche à l’Élysée) et, deuxième condition, que Nicolas Sarkozy soit "hors course" car sa présence à la tête de l’UMP ensuite de LR, du fait de son positionnement très droitier, rend, finalement, quasiment impossible un "débauchage" d’une partie des Républicains par le FN.

Trop proche de Marine Le Pen pour certains des thèmes qu’il défend, Nicolas Sarkozy en constitue finalement le seul rempart qui en contient encore le Front National, lui écarté de la politique plus aucune digue ne retiendra plus le Front National qui serait alors en position de remporter la présidentielle de 2017…
Ce n’est pas le moindre des paradoxes de la situation actuelle et à venir.

Le seul vrai problème pour l’UMP ou ce qui en est devenu" Les républicains", c’est la présidentielle de 2017 et l’impératif d’être au second tour, garantie de conquête de la présidence. Cela va dépendre d’abord de la capacité de N. Sarkozy à redonner une dynamique et à mettre son parti en ordre de bataille.
Cela va aussi beaucoup dépendre du bilan du quinquennat de F. Hollande. "L’esprit du 11 janvier" et "l’union nationale du 13 novembre 2015" le 14 juillet 2016 à Nice et 85 morts plus de 350 blessés et ensuite un prêtre égorgé sur son Autel en pleine messe le 26 juillet 2016!!!

Valls Hurlant envers une droite irrespectueuse de l'esprit Charlie Hebdo, du 13 novembre 2015, de l'unité nationale autant de leurres qui ne sont que des hochets utilisés avec un opportunisme effarant virant même jusqu'à l'outrance par l’exécutif actuel, mais qui ne peuvent rien contre la persistance du chômage de masse, en particulier des milieux populaires malgré une tentative de sortir
500 000 jeunes par une opération d'urgence dite les inclure à marche forcée dans des apprentissages ou bien autres 200 000 dans des stages citoyens qui en feront basculer l’élection à gauche ou à droite car les électeurs ne sont point dupes d'aussi grosses ficelles dites une baisse artificielle du chômage de masse pour ne pas avoir tort.

En raison de l’absence de statut gouvernemental du FN, Marine Le Pen a très peu de chance d’être présidente de la République : Comme en 1997, nombre d’électeurs frontistes seront tentés, le cas échéant, par un vote utile au profit de l'UMP devenue les Républicains, à la fois pour évacuer le PS du pouvoir et pour espérer que le candidat des "Républicains", tiendra enfin les promesses qu’il n’aura pas manqué de leur faire.

Et pour la droite... quel intérêt ? Celui de tenter de faire exploser le front National qui ne manquera pas d'imploser en une mosaïque de mini partis, tel que cela en fut le cas avec Bruno Mégret?

À 66 ans, Bruno Mégret est sur le retour. Il n'est pas encore candidat à une élection mais il renoue des contacts avec les journalistes qu'il n'avait pas vus depuis sa conférence de presse de mai 2008, mais par esprit de vengeance, il peut avec ses réseaux, ses fidèles ramener à la droite de Nicolas Sarkozy, 5% des électeurs actuels Frontistes.

L'ancien député de l'Isère n'est pas indulgent avec la fille de celui qu'il a combattu au sein de l'extrême droite. «Marine Le Pen n'imite pas son père en multipliant les provocations même si elle gère son parti un peu comme lui», déplore-t-il, interrogé par Paris Match . Et assène: «Le projet du FN manque de crédibilité» même s'il «se réjouit» de la progression de celui-ci.

Les intérêts pour les Républicains, résident essentiellement dans un desserrement des griffes du piège que constitue pour lui un FN surpuissant à sa droite, défendant des thèses très difficiles à contrer pour un parti de gouvernement comme l’UMP devenue (L R ) qui ne peut renverser la table et raconter n’importe quoi aux électeurs pour leur faire croire que "demain on rasera gratis" Hollande si est risqué après huit mois de gouvernance tout le monde voulait alors le mettre dehors!!!! Tentative à ne pas renouveler d'aucuns des candidats aux primaires de Droite et de gauche.
Les risques sont évidents : Lorsque l'on passe une alliance en situation tendancielle d’affaiblissement, avec des moyens matériels et financiers dégradés et un corps de doctrine totalement essoufflé, il est rare qu’on tienne le choc de l’alliance avec un partenaire dont les intentions sont clairement affichées : Instrumentaliser (L’UMP dite LR) pour en faire une force d’appoint et faire passer le parti de droite sous les fourches caudines de la victoire" Frontiste" c'est aussi à moyen terme un des risque majeurs si les droites de gouvernement persistent à se faire la guerre des égos, Juppé, Fillon, Le Mo DEM, l'UDI etc...
La droite est embarrassée, prisonnière du discours qu’elle tient à l’égard du Front national!!! Depuis des décennies, alors qu’il apparaît pour la première fois que la droite ne peut guère espérer arriver au pouvoir sans l’appui du Front national au second tour de la présidentielle de 2017. Pour autant, la droite est sans doute un peu plus libre dans ses décisions que ne l’était François Mitterrand, car elle a le choix en théorie entre deux possibilités : Revenir sur les décennies de dédiabolisation, ou maintenir une cloison étanche, et se tourner vers le Parti socialiste pour former un "front républicain".

Ce qui complique les choses, c’est qu’il y a deux UMP ou LR. Une fraction dont il est difficile d’évaluer la force, mais qui voit ses idées s'incarner chez Nicolas Sarkozy, ont une vision du monde et notamment de l’Europe et de l’immigration qui coïncide désormais avec celle du Front national. Une deuxième UMP reste quant à elle très ancrée sur l’Europe, en grande partie opposée aux préoccupations des électeurs frontistes.

Le risque d’éclatement du Parti est réel entre les deux. A cela il faut ajouter que l’habileté de Nicolas Sarkozy ne sera sans doute pas suffisante pour ne pas passer pour une copie de Marine Le Pen, détentrice la plus crédible d'une position anti système aux yeux des électeurs. Les compromis programmatiques possibles tel que le fit François Mitterrand pour déboulonner les droites de gouvernement? Incontestablement un jour très prochain ce sera inévitable.

Le programme commun avait d’ailleurs été adopté dans un premier temps entre les deux partis, avant d’être plus ou moins rénové à plusieurs reprises, pour ne pas dire abandonné. Mais c’est davantage sur une base tactique que François Mitterrand s’est fait élire.
De la même manière, il y a des différences très fortes entre l’UMP devenue L R et le Front National.
N.
Sur la question de l’Europe, la droite républicaine est Europhile, coresponsable des traités successifs de l’Union européenne, tandis que le Front national diverge sur cette question puisqu'il est franchement Europhobe.

Mais on peut effectivement imaginer qu'une telle alliance à effet tactique comme celle de Mitterrand depuis le congrès d' Epinay puisse à très court terme intervenir, ce serait dans la logique du mouvement de balancier de l'Histoire.
Georges Marchais réincarné ? En Marine Le Pen, qui elle se transforme lentement mais sûrement, donc on peut dire que le Front National devient de plus en plus le Parti communiste en version des années 1970.

En France comme en Grèce, en Espagne voire en Grande Bretagne ayant dit Non à l'Europe pour déboulonner son premier ministre David Cameron, il y a un dégout des partis de gouvernement. C’est par des partis comme le Front national que passent le rejet des partis traditionnels. C’est pour cela que l’extrême gauche constitue encore le principal fond de commerce du FN.

Nous sommes donc dans une conjoncture politique où les programmes ont moins d’importance que les sentiments. Les pulsions comptent plus que la raison, la réflexion, les programmes. Je ne crois donc pas que les sympathisants FN soient vraiment sensibles aux variations de leur programme seule leur importe de se trouver au sein des institutions.

Dans sa tombe François Mitterrand doit bien en rire, il fut l'instigateur du Front National pour n'en contrer que les droites de gouvernement et le RPR en particulier, aujourd'hui ces mêmes droites seront contraintes de fusionner ou y inclure un très grand nombre d'électeurs du front national.
De Gaulle fit prospérer les communistes pour contrer les socialistes et de l'alliance de ceux-ci avec les socialistes depuis le congrès d' Epinay, cela nous a conduit à un quart de siècle de gouvernance socialiste voire davantage encore, puisque Jacques Chirac Radical Socialiste en prolongea de 12 ans à ce genre de gouvernance qui en ruinèrent la France. Fernand Chaput.

Qui autre que Nicolas Sarkozy, sachant que Juppé est bien trop âgé et que Bayrou entend des voix à la Grotte de Massabielle à Lourdes, afin que les digues ne cèdent entre les frontistes et la droite classique?

Donc qui pour véritablement faire barrage au Front national et à RBM sa filiale, afin que Marine Le PEN ne gagne point la présidentielle de 2017, ce qui en demeure malgré tout, un risque potentiellement admis par les analystes politiques….

Sachez, que les attentes des électeurs FN sont de plus en plus "programmatiques" et, corrélativement, moins "protestataires". L’électorat Front national (qui n’a pas plus lu les programmes que les électeurs des autres formations politiques) vote pour les candidats présentés par le parti de Marine Le Pen non plus seulement pour "casser de l’UMP'S" devenue LR, mais aussi par adhésion aux idées propres de Florian Philippot, défendues par le F N.

Nous précisons bien "aux idées" et non pas au contenu détaillé du programme ni à l'examen de sa faisabilité tant: Politique à l’échelle nationale, qu’européenne et internationale puisque la majeure partie de ces électorats en ignore tout tant des conséquences d'une sortie de l'Euro que de la fermeture des frontières ou d'un prétendu retour des maghrébins dans leurs pays d'origine, alors que concomitamment Marine Le PEN leur fait de très sérieux appels du pied, allant à en déléguer bon nombres de ses responsables, pour ratisser les quartiers et en récupérer comme le fit François Hollande le 6 mai 2012, ces électorats Musulmans très volatiles.

C’est d’autant plus remarquable que les mesures préconisées par le FN, qui étaient déjà hétérodoxes eu égard aux engagements de la France vis-à-vis de ses partenaires, il y a 20 ans, le sont encore plus aujourd’hui.
Pour autant, en dépit de cet anachronisme propositionnel, renforcé par une intégration politique, économique et financière de la France à l’échelle européenne et internationale qui n’a cessé de croître, l’électorat frontiste adhère aux propositions formulées par le FN.
L’électorat FN est un électorat composé de" gens d'un niveau dit moyen", sans que cela n'en fut péjoratif, venu des classes populaires, ou en dérive de la société, qui cet électorat veut encore croire en "des lendemains qui chantent comme naguère les communistes". En manque d’espérance, il veut combler ce vide avec la "foi du charbonnier".

Ce qui, au passage, le rend l'électorat Frontiste, imperméable à toute argumentation contradictoire identifiée, nécessairement et immédiatement, comme porteuse de l’ordre ancien, comme participant du complot anti-Marine et donc hostile "au peuple, au vrai peuple, au peuple de France dits aussi les vrais Patriotes!!!".

Les électeurs du Front national appartiennent, majoritairement, à plusieurs catégories socioprofessionnelles : Ouvriers autrefois au PCF et d'autres au PS, des employés, des salariés, des professions intermédiaires, des commerçants et petits artisans et des agriculteurs bien plus récemment.
On mesure au F N, une part significative d’inactifs, chômeurs, RSA et exclus du monde du travail. Autre élément à noter : En zone rurale, depuis 5 ans, le FN connait une progression sensible.

En revanche les métropoles, du fait d’un processus et d'une" Tendance à l’embourgeoisement" des quartiers populaires ne sont pas très accessibles aux sirènes du FN..Hors à l’exception notoire de certaines villes du sud-est de la France.

Pour toutes sortes de raisons historiques, culturelles, les dirigeants de l’UMP semblent plus éloignés du Front national que ne le sont les électeurs de l’UMP. Il n’y a, sinon une pression, au moins une influence de ces derniers qui va dans le sens d’un rapprochement des électeurs. Les résultats des élections législatives partielles, les municipale, les élections départementales et régionales, nous apportent des enseignements très intéressants sur les comportements politiques des électeurs de droite.

Le FN d'aujourd'hui est-il le PCF des années 1970 ? OUI c'est indéniable, refuser de le croire ne serait que suicidaire pour tous les partis de gouvernements, qu'ils fussent de droite ou de gauche.
On ne peut s’empêcher, quand on examine le FN aujourd’hui, de penser au PCF des années 1970. C’était un parti qui développait, sur le plan international, des positions anti-Union européennes et pro soviétiques (pro russes pour le FN), et sur le plan intérieur des positions anti-immigration, anti mondialisation avec le fameux slogan "Fabriquons français" alors même que cela ne veut absolument plus rien dire, puisque 75% des secteurs et produits concernés par ce slogan, ne se fabriquent plus en France depuis plus de trente années?
Mais surtout nous retrouvons dans les thématiques du FN, une violente hostilité envers la droite et les socialistes.

Revenons un petit peu vers l'Histoire.
Le PCF que tente de remplacer le Front National, était un parti très conservateur, anti-homosexuels, macho et anti-MLF, porté par un autoritarisme et un sens de la discipline dont son fonctionnement interne était l’exemple.

Le PCF était alors une puissance électorale. Son candidat Jacques Duclos était arrivé 3e à la présidentielle de 1969, avec plus de 20% des voix. Son alliance avec le PS à partir de 1972, dans l’Union de la Gauche, allait encore gonfler ses résultats aux élections municipales et législatives. Cela était dû au mode de scrutin qui favorise les alliances de second tour et qui, depuis 1935-36, avait instauré la discipline "républicaine" (déjà) de vote entre PC et PS. Ce que l’UMP et L R refusent absolument à l’égard du F N.

De 1949 à la rénovation du Parti socialiste par François Mitterrand, le Parti communiste français a subi (et profité) de la marginalisation politique. Comme le Front national, les communistes étaient exclus du champ républicain, de la respectabilité. Rappelons-nous les propos de Guy Mollet "les communistes ne sont pas à gauche, ils sont à l’Est". Un homme comme Pierre Mendès France avait d’ailleurs dit qu’il ne compterait pas les communistes s’il obtenait la majorité.
C'est au Congrès d’ Epinay, avec la prise de commandement du Parti socialiste par François Mitterrand, qu'ils ont cessé d'être un parti non démocratique, et ont pu dès lors intervenir dans des combinaisons politiques. Malgré l'éloignement à priori des deux formations -l'une représentant la gauche radicale, l'autre la gauche réformiste-, cette alliance a, de fait, servit un seul intérêt convergeant : Celui d'exercer le pouvoir. Or, il y a de fortes chances de croire que sans cette alliance, cela aurait été impossible en 1981 pour battre Giscard D'estaing.
Mais François Mitterrand a réussi à vaincre les réticences socialistes pour, peu à peu, les persuader que si la gauche voulait gagner les élections, elle n’y arriverait jamais sans l’appoint des communistes.
Il y a quelques années, nous avions écrit dans une indifférence glaciale, "Demain le Front National sera à l'UMP ce que le PCF fut au PS?" et nous pensions que si le F N arrivait un jour à dépasser 20%, il serait impossible de l’exclure. Suite aux guerres intestines de l'UMP, guerroyant entre elle et ses divers courants, l'opposition fut un champ totalement délaissé par les droites classiques, la nature ayant horreur du vide Marine Le PEN s'y engouffra et avec sa filiale RBM, c'est du 30%, de score qu'elle réalise avec le front national donc ils sont le FN et RBM devenus incontournables.

Quel intérêt pour le Front national de se rapprocher de la droite, à l'instar des communistes et des socialistes dans les années 1970 ?
Marine Le Pen est une très fine stratège. Elle procède structuralement de la même logique que son père avec un objectif diamétralement opposé. Le père n’a toujours eu qu’un seul objectif : Ne jamais gouverner. A titre personnel d’abord : il n’a jamais cherché à se faire élire quelque part en conquérant un mandat de "gestionnaire" (un exécutif quelconque, contrairement à ses premiers "compagnons de route" : Jean-Pierre Stirbois ou Bruno Mégret) ; en tant que patron du FN ensuite (refus de toute alliance).

La fille Quant-à elle, ne pense qu’à une chose : Prendre le pouvoir. A partir de cette proposition, comme son père, elle est à peu près capable de dire n’importe quoi, de privilégier telle ou telle option pour peu que cette position conjoncturelle, pragmatique, participe de son objectif final.

Jean-Marie Le Pen, homme de culture, passionné d’histoire, obséquieux avec les puissants, narcissique et provocateur, sortait une de ses légendaires saillies quand il sentait que sa cote montait excessivement dans l’opinion… Concrètement il actionnait une sorte de "soupape d’évacuation" et coalisait contre lui tous les "scandalisés" et les "scandalisables".

Marine Le Pen nous semble elle tout au contraire, fin prête à toutes les concessions pourvu que son étoile continue de briller et que son indice de popularité connaisse une croissance constante.
Pour l’heure la question d’un "programme commun" ne se pose pas parce que les alliés potentiels ne sont pas encore identifiés ni même pressentis.
Mais, compte tenu de ce que nous indiquions précédemment, le pragmatisme de Marine Le Pen peut tout à fait la conduire loin dans le renoncement à certains thèmes jusqu’alors considérés comme "intouchables" par le FN.

Souvenons-nous de l'adage du "Bon roi Henri IV" qui avait pu dire "Paris vaut bien une messe" quand il a fallu que ce Béarnais protestant abjure sa foi pour devenir catholique et les protéger par l’Édit de Nantes.
Marine Le Pen pourra tout aussi bien considérer que l’Élysée vaut bien quelques reniements idéologiques. C’est aussi une femme de son temps, une femme de sa génération : Elle n’est pas sans idéologie, c’est une idéologue de circonstances. En d’autres termes : Les circonstances commandent son idéologie pour preuves une campagne de dénigrements envers les islamistes et musulmans, mais en contrepartie une autre pour faire venir dans sa filiale RBM (Rassemblement Bleu Marine) tous les musulmans des banlieues défavorisées, des exemples de cette nature ils sont légion .
Les enseignements que peut tirer le FN de l'expérience des communistes!!!

Le FN, dûment instruit par l’expérience qui fut celle du PCF dans le Programme commun de l’Union de la Gauche, ne refera certainement pas les mêmes erreurs si, d’aventure, il devait s’allier avec les Républicains d'aujourd'hui extraits des anciens RPR et de l'UMP dont bon nombres de centristes.
Marine Le Pen sait qu’elle aura besoin de l’appoint d’une partie de la droite républicaine pour l’emporter dans tous les seconds tours électoraux auxquels elle-même ou son parti vont être confrontés dans les années à venir.

Pour l’instant elle ne traite pas avec les cadres de cette formation, elle se contente de draguer ses électeurs (et, de plus en plus, ses militants, voire certains cadres provinciaux, mais en nombre encore très limité). La prochaine étape, va consister à "débaucher" quelques figures destinées à fragiliser l’UMP devenue Les Républicains sur ses bases organisationnelles...

En position de force, elle pourrait alors, tenter de sortir de l’isolement qui est le sien. Mais elle ne fera qu’à deux conditions : être sûre de ne pas être "plumée" tout comme le fut la "volaille communiste" par un Mitterrand "sûr de lui et dominateur" entre 1972 et 1977 (y compris à cause de sa "quasi-victoire" face à VGE à la présidentielle de 1974 quand il fut, pour la seconde fois de sa carrière, le candidat unique des partis de gauche à l’Élysée) et, deuxième condition, que Nicolas Sarkozy soit "hors course" car sa présence à la tête de l’UMP ensuite de LR, du fait de son positionnement très droitier, rend, finalement, quasiment impossible un "débauchage" d’une partie des Républicains par le FN.

Trop proche de Marine Le Pen pour certains des thèmes qu’il défend, Nicolas Sarkozy en constitue finalement le seul rempart qui en contient encore le Front National, lui écarté de la politique plus aucune digue ne retiendra plus le Front National qui serait alors en position de remporter la présidentielle de 2017…
Ce n’est pas le moindre des paradoxes de la situation actuelle et à venir.

Le seul vrai problème pour l’UMP ou ce qui en est devenu" Les républicains", c’est la présidentielle de 2017 et l’impératif d’être au second tour, garantie de conquête de la présidence. Cela va dépendre d’abord de la capacité de N. Sarkozy à redonner une dynamique et à mettre son parti en ordre de bataille.
Cela va aussi beaucoup dépendre du bilan du quinquennat de F. Hollande. "L’esprit du 11 janvier" et "l’union nationale du 13 novembre 2015" le 14 juillet 2016 à Nice et 85 morts plus de 350 blessés et ensuite un prêtre égorgé sur son Autel en pleine messe le 26 juillet 2016!!!

Valls Hurlant envers une droite irrespectueuse de l'esprit Charlie Hebdo, du 13 novembre 2015, de l'unité nationale autant de leurres qui ne sont que des hochets utilisés avec un opportunisme effarant virant même jusqu'à l'outrance par l’exécutif actuel, mais qui ne peuvent rien contre la persistance du chômage de masse, en particulier des milieux populaires malgré une tentative de sortir
500 000 jeunes par une opération d'urgence dite les inclure à marche forcée dans des apprentissages ou bien autres 200 000 dans des stages citoyens qui en feront basculer l’élection à gauche ou à droite car les électeurs ne sont point dupes d'aussi grosses ficelles dites une baisse artificielle du chômage de masse pour ne pas avoir tort.

En raison de l’absence de statut gouvernemental du FN, Marine Le Pen a très peu de chance d’être présidente de la République : Comme en 1997, nombre d’électeurs frontistes seront tentés, le cas échéant, par un vote utile au profit de l'UMP devenue les Républicains, à la fois pour évacuer le PS du pouvoir et pour espérer que le candidat des "Républicains", tiendra enfin les promesses qu’il n’aura pas manqué de leur faire.

Et pour la droite... quel intérêt ? Celui de tenter de faire exploser le front National qui ne manquera pas d'imploser en une mosaïque de mini partis, tel que cela en fut le cas avec Bruno Mégret?

À 66 ans, Bruno Mégret est sur le retour. Il n'est pas encore candidat à une élection mais il renoue des contacts avec les journalistes qu'il n'avait pas vus depuis sa conférence de presse de mai 2008, mais par esprit de vengeance, il peut avec ses réseaux, ses fidèles ramener à la droite de Nicolas Sarkozy, 5% des électeurs actuels Frontistes.

L'ancien député de l'Isère n'est pas indulgent avec la fille de celui qu'il a combattu au sein de l'extrême droite. «Marine Le Pen n'imite pas son père en multipliant les provocations même si elle gère son parti un peu comme lui», déplore-t-il, interrogé par Paris Match . Et assène: «Le projet du FN manque de crédibilité» même s'il «se réjouit» de la progression de celui-ci.

Les intérêts pour les Républicains, résident essentiellement dans un desserrement des griffes du piège que constitue pour lui un FN surpuissant à sa droite, défendant des thèses très difficiles à contrer pour un parti de gouvernement comme l’UMP devenue (L R ) qui ne peut renverser la table et raconter n’importe quoi aux électeurs pour leur faire croire que "demain on rasera gratis" Hollande si est risqué après huit mois de gouvernance tout le monde voulait alors le mettre dehors!!!! Tentative à ne pas renouveler d'aucuns des candidats aux primaires de Droite et de gauche.
Les risques sont évidents : Lorsque l'on passe une alliance en situation tendancielle d’affaiblissement, avec des moyens matériels et financiers dégradés et un corps de doctrine totalement essoufflé, il est rare qu’on tienne le choc de l’alliance avec un partenaire dont les intentions sont clairement affichées : Instrumentaliser (L’UMP dite LR) pour en faire une force d’appoint et faire passer le parti de droite sous les fourches caudines de la victoire" Frontiste" c'est aussi à moyen terme un des risque majeurs si les droites de gouvernement persistent à se faire la guerre des égos, Juppé, Fillon, Le Mo DEM, l'UDI etc...
La droite est embarrassée, prisonnière du discours qu’elle tient à l’égard du Front national!!! Depuis des décennies, alors qu’il apparaît pour la première fois que la droite ne peut guère espérer arriver au pouvoir sans l’appui du Front national au second tour de la présidentielle de 2017. Pour autant, la droite est sans doute un peu plus libre dans ses décisions que ne l’était François Mitterrand, car elle a le choix en théorie entre deux possibilités : Revenir sur les décennies de dédiabolisation, ou maintenir une cloison étanche, et se tourner vers le Parti socialiste pour former un "front républicain".

Ce qui complique les choses, c’est qu’il y a deux UMP ou LR. Une fraction dont il est difficile d’évaluer la force, mais qui voit ses idées s'incarner chez Nicolas Sarkozy, ont une vision du monde et notamment de l’Europe et de l’immigration qui coïncide désormais avec celle du Front national. Une deuxième UMP reste quant à elle très ancrée sur l’Europe, en grande partie opposée aux préoccupations des électeurs frontistes.

Le risque d’éclatement du Parti est réel entre les deux. A cela il faut ajouter que l’habileté de Nicolas Sarkozy ne sera sans doute pas suffisante pour ne pas passer pour une copie de Marine Le Pen, détentrice la plus crédible d'une position anti système aux yeux des électeurs. Les compromis programmatiques possibles tel que le fit François Mitterrand pour déboulonner les droites de gouvernement? Incontestablement un jour très prochain ce sera inévitable.

Le programme commun avait d’ailleurs été adopté dans un premier temps entre les deux partis, avant d’être plus ou moins rénové à plusieurs reprises, pour ne pas dire abandonné. Mais c’est davantage sur une base tactique que François Mitterrand s’est fait élire.
De la même manière, il y a des différences très fortes entre l’UMP devenue L R et le Front National.
N.
Sur la question de l’Europe, la droite républicaine est Europhile, coresponsable des traités successifs de l’Union européenne, tandis que le Front national diverge sur cette question puisqu'il est franchement Europhobe.

Mais on peut effectivement imaginer qu'une telle alliance à effet tactique comme celle de Mitterrand depuis le congrès d' Epinay puisse à très court terme intervenir, ce serait dans la logique du mouvement de balancier de l'Histoire.
Georges Marchais réincarné ? En Marine Le Pen, qui elle se transforme lentement mais sûrement, donc on peut dire que le Front National devient de plus en plus le Parti communiste en version des années 1970.

En France comme en Grèce, en Espagne voire en Grande Bretagne ayant dit Non à l'Europe pour déboulonner son premier ministre David Cameron, il y a un dégout des partis de gouvernement. C’est par des partis comme le Front national que passent le rejet des partis traditionnels. C’est pour cela que l’extrême gauche constitue encore le principal fond de commerce du FN.

Nous sommes donc dans une conjoncture politique où les programmes ont moins d’importance que les sentiments. Les pulsions comptent plus que la raison, la réflexion, les programmes. Je ne crois donc pas que les sympathisants FN soient vraiment sensibles aux variations de leur programme seule leur importe de se trouver au sein des institutions.

Dans sa tombe François Mitterrand doit bien en rire, il fut l'instigateur du Front National pour n'en contrer que les droites de gouvernement et le RPR en particulier, aujourd'hui ces mêmes droites seront contraintes de fusionner ou y inclure un très grand nombre d'électeurs du front national.
De Gaulle fit prospérer les communistes pour contrer les socialistes et de l'alliance de ceux-ci avec les socialistes depuis le congrès d' Epinay, cela nous a conduit à un quart de siècle de gouvernance socialiste voire davantage encore, puisque Jacques Chirac Radical Socialiste en prolongea de 12 ans à ce genre de gouvernance qui en ruinèrent la France. Fernand Chaput.

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