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Primaire Les Républicains : la guerre des parrainages dans la dernière ligne droite

10 Août 2016, 03:47am

Publié par Antonella

Primaire Les Républicains : la guerre des parrainages dans la dernière ligne droite

Dehors les nuls .. les incapables les geignards menteurs , on soutiens tous Nicolas .

Primaire Les Républicains : la guerre des parrainages dans la dernière ligne droite

Les "petits" candidats à la primaire de la droite et du centre déplorent ne pas pouvoir lutter à armes égales face aux ténors des Républicains.

Pas de trêve estivale chez Les Républicains (LR). Alors que le dépôt des déclarations de candidatures à la primaire de la droite et du centre a été fixé au 9 septembre, la chasse aux parrainages s'accélère. Avec son lot de désillusions et de rancoeurs.

Pour concourir, les candidats doivent rassembler les parrainages de 250 élus - dont 20 parlementaires - et de 2.500 adhérents LR. Pas de parrainages, pas de candidature. Mais tous ne sont pas logés à la même enseigne. En cause, les fameux listings d'adhérents du parti dont seraient privés les outsiders de la compétition.

Pas facile de faire campagne sans ces fichiers :

"Tout a été fait pour verrouiller l'élection", résume-t-elle à "L'Obs". L'ancienne secrétaire d'Etat à la Famille affirme avoir déjà réuni "la moitié" des parrainages de parlementaires nécessaires : "On arrive à obtenir quelques morceaux de listings grâce à des élus locaux, mais c'est vraiment compliqué pour démarcher les adhérents." Un flou qui n'épargnerait pas non plus les militants : "Ils manquent d'informations", continue Nadine Morano, "le parti s'est contenté d'envoyer un formulaire de parrainage à la mi-juillet. Les noms des candidats n'étaient même pas indiqués"

Même inquiétude du côté de Nathalie Kosciusko-Morizet. La députée affirme qu'elle et son équipe n'ont pas accès aux listings des adhérents LR, un paramètre qui complique pour elle aussi la recherche des 2.500 parrainages nécessaires. Tandis que les "gros" candidats, eux, ont un avantage, à commencer par Nicolas Sarkozy, l'actuel président des Républicains : "Je connais des gens qui ont adhéré au parti au mois de juin et qui, 15 jours plus tard, recevaient des mails de l'association des amis de Nicolas Sarkozy les invitant à parrainer Nicolas Sarkozy", affirme la candidate malheureuse à la mairie de Paris, dans un entretien au "Journal du Dimanche".

Ces listings, qui comportent les noms, adresses, numéros de téléphone et mails des adhérents "à jour de cotisation" sont un atout précieux pour les équipes des candidats quand le gros du travail consiste à démarcher un à un les adhérents, comme autant de parrains potentiels. Des trésors de guerre, glanés par la plupart des poids-lourds candidats à la primaire lors de leur passage aux commandes de l'UMP, rebaptisée Les Républicains. En 2013 pour Jean-François Copé, puis en 2014 pour François Fillon et Alain Juppé lors de l'installation d'un "triumvirat" - complété par Jean-Pierre Raffarin - à la tête d'une UMP alors moribonde.

Selon l'un des candidats, le flou autour des conditions de validité des parrainages des adhérents pourrait même influencer directement les résultats le 9 septembre. Contrairement à ceux des élus, qui sont "enregistrés" définitivement au moment du dépôt par le candidat devant la Haute-Autorité pour la primaire, les parrainages d'adhérents seront considérés comme nuls, si l'adhérent a donné sa "voix" à plusieurs candidats.

Cette disposition, peu connue des militants, pourrait compliquer la tâche des candidats qui peinent déjà à recueillir les 2.500 parrainages. "Le risque est grand", explique-t-on à "L'Obs" :

Mais les parrainages d'adhérents LR ne sont pas les seuls à inquiéter les "petits" candidats. Car face à eux, les ténors de la droite, mêmes assurés de participer à la primaire, ne relâchent pas leurs efforts et ne se privent pas de savonner la planche de leurs poursuivants en continuant de siphonner les soutiens de parlementaires. "Ce sont les parrainages les plus durs à obtenir. C'est là que se jouent les candidatures", explique le sénateur LR Roger Karoutchi, soutien de Nicolas Sarkozy et fin connaisseur des arcanes parlementaires.

"Tout est fait pour assécher la concurrence", commente Geoffroy Didier, qui avait récemment fait part de sa lassitude sur Twitter en demandant à la Haute-Autorité d'accepter le parrainage... d'un Pokémon.

Alors, mauvais perdants, les outsiders de la droite ? "Franchement, toutes ces règles ont été validées à l'unanimité par le bureau politique du parti et donc parNathalie Kosciusko-Morizet et Nadine Morano. Cela ne sert à rien d'être aigries et amères parce qu'on arrive pas à faire le stock", tranche Roger Karoutchi.

"Hypocrisie totale", selon Nathalie Kosciusko-Morizet. La présidente du groupe Les Républicains au Conseil de Paris rappelle à "L'Obs" qu'au mois de mars, le bureau politique des Républicains avait adopté une nouvelle règle obligeant les élus qui souhaitent soutenir les candidats à signer une charte les engageant à respecter "les valeurs républicaines de la droite et du centre". Une disposition qui coupait de facto, les élus de gauche du système de parrainages. "Les règles du jeu ont changé en cours de route. Au mois de mars, j'avais voté contre cette modification", insiste-elle.

Toujours une bonne ambiance chez les Républicains.

Lucas Burelhttp://actualites.nouvelobs.com/politique/election-presidentielle-2017/20160809.OBS6017/primaire-les-republicains-la-guerre-des-parrainages-dans-sa-derniere-ligne-droite.html?utm_medium=Social&utm_campaign=Echobox&utm_source=Twitter&utm_term=Autofeed#link_time=1470810779

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